Lucille Callejon

Ma formation en droit public m’a offert de solides connaissances dans des domaines très variés, qui m’ont permis de passer de manière confortable les concours de la fonction publique pour devenir Attachée d’administration de l’État. Après un doctorat où j’ai expérimenté avec plaisir la recherche,  je suis désormais épanouie dans un domaine plus opérationnel, en lien direct avec la mise en œuvre des politiques publiques. 

Ma formation me permet d’avoir des réflexes de prévention des contentieux : être vigilant dans la rédaction des décisions faisant grief, conseiller de la hiérarchie en estimant les risques contentieux, choisir la procédure adéquate, connaître la hiérarchie des normes, être capable de chercher une jurisprudence pour appuyer les choix stratégiques. Par ailleurs, dans mes différents postes, j’ai eu à défendre les décisions de l’administration devant le juge : urbanisme et environnement auparavant, droit au logement opposable et référé mesures utiles aujourd’hui. Le droit public recouvre en effet un champ très large, voire quasiment illimité avec le développement de la QPC et des pouvoirs des juges européens (Cour EDH et CJUE). Étudier le droit public, c’est pouvoir appréhender tous les domaines, et acquérir une ouverture quasi-infinie. 

Au-delà des connaissances thématiques très larges, la formation en droit public m’a conféré une capacité à raisonner et argumenter, des compétences de recherche et d’utilisation des sources pertinentes, qui sont appréciées dans le collectif de travail. C’est aussi cela la formation en droit public : au-delà des connaissances déjà très larges, on apprend aussi – et surtout – à réfléchir et poser ses idées d’une façon structurée et méthodique. Ces compétences m’ont ouvert les portes de la recherche, puis celles des concours de la fonction publique. Un vrai luxe de nos jours !

Lucille Callejon