Maxime Calligaro

Je travaille au Parlement européen où je suis conseiller politique pour un groupe parlementaire. En clair, je rédige des discours, des notes d’analyses et des amendements. J’essaye de mettre d’accord des députés de différentes nationalités et de différentes sensibilités. Je négocie aussi des textes de loi avec les diplomates du Conseil pour le compte des députés. Je suis arrivé à Bruxelles en tant qu’assistant parlementaire.

Je n’ai pas passé de concours, j’ai postulé par email auprès d’un député qui siégeait dans la commission affaires constitutionnelles. C’est mon master de droit constitutionnel qui m’a ouvert la porte de son bureau. Ce que j’ai appris en droit public me sert tous les jours à Bruxelles.
L’Union européenne est à la croisée du droit et de la politique. On en revient toujours aux articles des traités et aux constitutions des États membres. La semaine passée, par exemple, j’ai analysé une décision du Tribunal de Karlsruhe sur le plan de relance européen – comme quoi, on ne se débarrasse jamais vraiment des commentaires d’arrêts. La langue de travail à Bruxelles est l’anglais. Est-ce un obstacle ? Pas du tout. Les trois longs mois de vacances d’été qui séparent deux années universitaires sont l’occasion rêvée d’apprendre la langue du Brexit. Quand j’étais étudiant, les restaurants londoniens étaient toujours à la recherche de serveurs. C’est sûrement toujours le cas.
J’ai fait une pause de deux ans dans ma carrière parlementaire pour m’essayer à l’écriture. J’ai été journaliste, chroniqueur dans une émission de radio sur France Inter et j’ai coécrit un polar, Les Compromis (éditions Rivages) et une série comique, Parlement (France.tv).

Le droit public mène vraiment à tout.

Maxime Calligaro