Carole Louis

Je suis Carole LOUIS, magistrat, vice-présidente d’un tribunal judiciaire et docteur en droit public de l’université de Montpellier I sur le sujet de “l’intérêt de la métaphore du sacré en droit constitutionnel. L’exemple du droit constitutionnel français”. Ce diplôme m’a donné l’opportunité d’être directement nommée auditrice de justice à l’École Nationale de la Magistrature en tant que docteur en droit ayant par ailleurs un diplôme d’études supérieures au visa de l’article 18-1 de l’ordonnance du 22 décembre 1958. 

Ma formation universitaire est essentiellement publiciste. Je suis en effet titulaire d’un DEA en droit public général ainsi que d’une licence et d’une maîtrise en droit public option sciences politiques. J’ai pu notamment, dans ce cadre universitaire, assurer des enseignements en qualité d’attaché d’enseignement et de recherche et travailler en équipe, sur un appel d’offre financé par le Groupement d’intérêt public Mission de recherche Droit et Justice, sur le thème « désordres et reconstructions du droit sous l’effet des principes fondamentaux dégagés par les cours suprêmes nationales et européennes ». 

Cette formation de publiciste et les expériences qui en ont résulté, ont constitué un atout supplémentaire indéniable dans mon parcours de magistrat puisqu’elles m’ont permis de mieux appréhender certaines de mes missions (gestion des questions prioritaires de constitutionnalité, mission de délégué du conseil constitutionnel lors des élections, gestion des contentieux du droit des étrangers via les centres de rétention administratifs, désignation pour des contentieux relatifs aux questions d’enlèvement et de déplacement irrégulier d’enfants en application de la convention de La Haye du 25 octobre 1980 et du règlement européen dit “Bruxelles II bis”, réalisation de missions d’expertises appelant des compétences constitutionnelles et européennes particulières : j’ai,par exemple, été désignée pour assurer une mission à l’étranger consacrée à l’accès des mineurs à la justice des affaires familiales dans un contexte de pluralisme juridique). Mon profil m’a encore permis de candidater sur des postes comme celui d’attaché régional de coopération dans un pays du Moyen-Orient qui nécessitait outre une connaissance des relations internationales, interministérielles, et des mécanismes d’entraide pénale et civile, une formation et de bonnes connaissances pour appuyer les processus de réformes constitutionnelles à l’étranger, pour travailler sur le fonctionnement de l’Etat de droit, pour suivre des actions de promotion des droits de l’homme et de bonne gouvernance. 

J’exerce également des fonctions de magistrat enseignant associé à l’École Nationale de la Magistrature au vu de mon parcours d’enseignement universitaire.

 Au-delà de mon expérience personnelle, les possibilités de carrière dans l’ordre judiciaire sont nombreuses et variées pour un magistrat de formation publiciste ayant notamment étudié le droit constitutionnel, européen, international ou la science politique. Ce dernier sera en effet particulièrement qualifié pour de nombreux postes de mise à disposition ou de détachement auprès de délégations interministérielles, du ministère des affaires étrangères et du développement international, notamment . Aussi en est-il par exemple de détachements au sein du Conseil d’Etat, des tribunaux administratifs, du Conseil constitutionnel, de délégations aux missions judiciaires de la douane, de l’administration fiscale, au sein de l’autorité nationale des jeux, de la CNIL, de l’OFPRA, de la Cour des comptes ou dans de nombreux pays étrangers dans lesquels la France dispose de magistrats de liaison.

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