Chloé Mathieu

J’ai rejoint la faculté de droit de Montpellier en master 1, après avoir fréquenté les bancs des universités de Toulouse et Dijon, pour m’orienter finalement vers le master 2 droit public général (parcours constitutionnel). À l’issue de cette – excellente ! – formation, j’ai obtenu un contrat doctoral me permettant de financer ma thèse et de commencer à enseigner le droit public aux étudiants de L1, L2 et M1. 

Cette expérience doctorale, qui aura duré 5 ans, a été extrêmement riche. La participation à la vie de mon centre de recherche – aux côtés d’une équipe particulièrement soudée –, l’enseignement, les interventions lors des manifestations scientifiques et l’émulation intellectuelle quotidienne de la thèse ont largement contribué à façonnée la jeune professionnelle que je suis devenue.

Quelques mois avant la soutenance de ma thèse, j’ai néanmoins décidé de m’ « ouvrir le champ des possibles » en passant le concours du CELSA, où j’ai intégré, peu avant de soutenir mes travaux, un master 2 professionnel en communication des entreprises et des organisations internationales. 

À l’issue de cette ultime étape de ma formation, et en cohérence avec ce double cursus droit-communication, j’ai commencé par travailler dans le domaine des affaires publiques (également appelé « influence » ou « lobbying) et de l’intelligence économique, dans plusieurs agences. J’ai ensuite décidé de mettre mes compétences au service de l’intérêt général et du secteur public en rejoignant une association d’élus (France urbaine), où j’ai créé le poste de responsable des relations avec le Parlement. L’étape suivante fut l’administration centrale, puisque je suis devenue cheffe de cabinet du directeur en charge de l’habitat, de l’urbanisme et des paysages (DHUP). J’étais alors l’interface entre les cabinets ministériels (logement, cohésion territoriale, transition écologique…) et les nombreux agents de la direction, contribuais à alimenter les conseillers ministériels en notes techniques et stratégiques et pilotais notamment les différents dossiers transversaux (projets et propositions de loi, agenda rural, …). 

Je suis désormais cheffe de cabinet du directeur général de la Caisse des dépôts, un groupe public au service de l’intérêt général et du développement économique du pays, qui intervient en appui des politiques publiques conduites par l’État et les collectivités locales. 

Le droit public ouvre de nombreuses portes. Il ne permet pas seulement de savoir lire et de comprendre les textes législatifs ou réglementaires qui régissent aujourd’hui une large part de l’activité des acteurs publics ou privés, il ouvre également à la connaissance du fonctionnement de la sphère institutionnelle, un savoir précieux.

Chloé mathieu