Martin Morales

Le droit public est omniprésent dans nos esprits et notre quotidien, qu’il intrigue les consciences de celles et ceux qui s’intéressent au fonctionnement politique de la société ou qu’il influence plus concrètement la vie de millions de personnes. Par ses ressorts théoriques – création et organisation de l’Etat, prérogatives de puissance publique, services publics et police administrative – et ses concrétisations pratiques – du refus de délivrance d’un permis de construire aux restrictions de déplacements  en  période de restrictions sanitaires – le droit public ne laisse personne indifférent, car il se déploie dans toutes les sphères de la société. 

Contrairement à ce l’on peut entendre parfois, les métiers du droit public sont nombreux et variés précisément parce qu’ils épousent toutes les dimensions de cette discipline du droit.  

Parmi ces métiers, il en est un qui offre à celui ou celle qui l’exerce, au prix de longues études palpitantes, des perspectives fort intéressantes : il s’agit du métier d’enseignant chercheur, celui que j’ai choisi et eu la chance de pouvoir exercer. Dans un cadre privilégié au sein de la Faculté de droit de Montpellier, encadré par un corps enseignant passionné et entièrement dévoué au service des étudiants et doctorants, j’ai pu y réaliser un mémoire de recherche puis une thèse de Doctorat dans les meilleures conditions possible, m’ouvrant le chemin de la Maîtrise de conférences. J’enseigne aujourd’hui à l’Université Paris-Est Val-de-Marne et à titre secondaire à l’Université de Montpellier.

S’il faut toujours mesurer les nombreux obstacles à surmonter pour y parvenir – entre rédaction de thèse, qualification sur concours et enfin recrutement – le jeu en vaut la chandelle. La transmission du savoir aux nouvelles générations et l’activité de recherche, en toute liberté lorsqu’elle est exercée de manière individuelle ou dans un cadre lorsqu’elle l’est de façon collective, sont deux sources de satisfaction inépuisable.

 

Martin Morales